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L’église Saint-André de Septmonts

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Suite à un problème de mise en page dans le dernier Action n°87, l’article concernant l’église Saint-André de Septmonts n’était pas complet. Voici les compléments d’informations pour les passionnés du patrimoine : 

 

Le village de Septmonts, accueillant l’ancienne résidence d’été des évêques de Soissons, dispose d’un autre bâtiment classé[1] aux Monuments Historiques : l’église Saint-André.

Les avis divergent sur la période de construction de l’édifice qui s’étale entre le XIIIe siècle et l’épiscopat de l’évêque de Soissons Jean Milet (1442-1503).

 

L’église de Septmonts regorge de particularités architecturales et d’éléments inscrits / classés MH.

En effet, la nef voûtée ne dispose pas de transept[2] et le bâtiment ne comporte qu’un seul bas-côté au nord (le second n’aurait pas été achevé ou aurait disparu avant la Révolution). L’entrée se fait sur ce même côté, en raison de la présence d’une ancienne ferme (aujourd’hui bâtiments communaux) accolée à la tour-clocher, dont la propriété fut respectée. De plus, le clocher est composé d’une belle flèche en pierre avec arêtes garnies de crochets et comporte des similitudes avec celui de l’église de Belleu.

 

L’église renferme également beaucoup d’anecdotes. La poutre de gloire[3] exceptionnelle du XVe siècle, fut cachée et reléguée au fond de l’église pendant un temps pour échapper aux révolutionnaires, en raison de la présence des fleurs de lys sur une de ses faces.

Le clocher comporte 3 cloches, dont la plus ancienne et la plus lourde, datant de 1691, fut refondue en 1926 grâce au don de Miss Kate Gleason, propriétaire de la tour carrée du château de Septmonts.

Un morceau de l’ancienne charpente supportant ces cloches, où figure l’inscription « fait par Maître Charle Domise l’an 1738 », est conservé à la mairie.

De plus, la base du clocher contient une inscription gravée sur la pierre[4], relatant la mort de froid d’une femme et l’hiver très rude de 1709, « où périrent les blés, …, les hommes dans les carrefours, les troupeaux dans les étables, les oiseaux dans les airs ». Cette dame, venant de Nanteuil-sous-Muret, aurait succombé au froid, malgré des appels au secours. Son corps fut inhumé dans l’église comme d’autres personnes à l’époque, lorsque le sol du cimetière était trop gelé.

Le clocher servit également de cachette lors de la guerre de 1870, où les gardes nationaux de la commune cachèrent leurs fusils, avant que l’ennemi ne l’apprenne et récupère les armes.

 

Après les deux guerres mondiales, les dommages de guerre ne suffirent pas à remettre en état le bâtiment. Des travaux furent alors répartis dans les années qui suivirent à la fin des années 1950 : restauration de la toiture et du clocher, reconstruction des vitraux.

Par la suite, et avec le soutien de l’Association des Amis de Septmonts, d’autres restaurations purent être entreprises notamment sur les boiseries du chœur du XVIIIe siècle et la sacristie.

La commune de Septmonts prévoit prochainement la restauration du tableau La Cène[5] du XVIIe siècle. 

 

 

Visites de l’église : renseignements auprès de la mairie et de l’Association des Amis de Septmonts.

 

Sources :

Mairie de Septmonts

Fonds Bernard Ancien, Archives de Soissons

Docteur Nicolas Godelle, notice sur Septmonts dans Mélanges pour servir à l’histoire du Soissonnais, 1844.

 


[1] Eglise classée MH juillet 1930.

[2] Nef transversale coupant à angle droit la nef, donnant à l’église une forme de croix.

[3] Poutre classée MH en 1929, sépare la nef du chœur, bois polychrome, restaurée en 1963.

[4] Plaque commémorative avec inscription latine classée MH en 1932.

[5] Peinture inscrite MH en 1972.